<< mémoires d'un drakens
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Je dois ce soir coucher sur le papier ce qui fut ma vie. Ceci est ma mémoire, quelques lignes d’encre en guise de testament. Des siècles, des jours, des années. Cela n’avait pas d’importance là où j’étais. Au fur et à mesure de notre périple, des petites unités se séparèrent du reste du groupe, afin de s’établir à des endroits qui les attiraient. Mais ça je crois que d’autres écrits en parlent déjà. Les adieux furent déchirants, Je me souviens comme si c’était hier. Les fratries durent se séparer, pour ne pas que deux sangs du même sang ne s’allient, et engendre ainsi un sang impur pour les générations à venir. C’est ce que les sages nous avaient expliqué. Cela était nécessaire pour permettre à notre race de perdurer. Le sacrifice de sa vie pour celle de son peuple. … Je m’explique très mal j’en conviens, mais je souffre horriblement, et je demande à ceux qui liront ces lignes de m’en pardonner. Je n’ai jamais oublié le lien d’amitié profonde qui lia notre fratrie, presque de l’amour. Le courage, l’entre aide, l’entente. Ce n’est pas ma mort prochaine qui me fait pleurer ici, mais l’idée de ne plus jamais les revoir. |
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Qu’y a-t-il de l’autre coté ? Pourrais-je les voir encore ? Leur venir en aide ? Je me souviens quand nous sommes arrivés devant se que nous appelons : ‘’la ligne des vents ‘’ Nous étions alors le dernier groupe à ne pas avoir décidé de s’arrêter. Nous ne nous étions pas encore établis. Nous étions jeunes et très forts, les plus résistants du groupe de départ. Nous avions très peur que du fait de nous séparer, il naisse dans les générations à venir des sentiments de différences. Faisant naître chez les uns ou les autres des sentiments de supériorités entraînant la haine et la violence. Alors nous nous sommes donnez pour mission de veiller sur nos frères et d’enseigner à nos descendances l’origine de leur sang pour qu’ils veillent à leur tour sur les descendants de nos frères. La ligne des vents était un mur infranchissable de vents violents qui tournaient de bas en haut avec une telle violence que celui ou celle qui s’en serait approché trop près aurait été arraché à la terre et projeté mortellement nul n’aurait pu dire où. Personne n’avait jamais vu un tel phénomène. Ialta m’a pris par le bras et m’a dit : « partons d’ici mon frère, cet endroit est maudit ». Ialta n’était pas ma sœur mais nous nous appelions tous ainsi, et encore maintenant... Mais j’étais jeune, intrépide, et je voulais savoir ce que cachait cette redoutable magie. Pour nous qui alors ignorions l’existence de ce phénomène, cette vision était insupportable. Il s’agissait pourtant de quelque chose de parfaitement naturel, le sol étant trop pauvre pour nourrir la forêt que celle-ci y avait remédié à sa façon. Mais nous y avons de suite vu une manifestation maléfique. |
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Ialta insista, me répétant que cet endroit était dangereux. Mais je répondis simplement : <<Entrez maintenant, et soyez les bienvenu>> |
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L’intérieure de la grotte était glaciale et on y voyait absolument rien. Heureusement il n’y avait qu’une seule galerie. Dont les parois étaient étrangement polies. A plusieurs reprises nous essayâmes d’appeler Inkif. Mais les sons de nos appels ricochaient dans la grotte pour nous revenir de nombreuses fois. Nous ne voyions aucune sortie, notre inquiétude se fit plus grande encore quand nous arrivâmes devant un choix de plusieurs galeries à prendre. Je pensai alors, que nous ne sortirions jamais de cette grotte et je suis certain que je n’étais pas le seul à le penser. Nous n’avions aucun moyen de savoir quel chemin emprunter. Je décidais alors de demander de l’aide à celui qui nous avait fait venir en cet endroit : |
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Les oiseaux nous emmenèrent à la citadelle. Il l’a survolèrent, et s’arrêtèrent dans l’une des cours intérieure. Nous avions tous l’estomac retourné. Et je dois dire franchement que nos mines avaient de drôles de couleur, aujourd’hui ce souvenir m’amuse beaucoup. L’endroit avait l’air abandonné depuis très longtemps. Les murs et les statues de pierres étaient couverts de lichens. Et un monceau de feuilles mortes tournoyait par terre. « Mais où sommes nous ? » demanda Ialta . « Vous êtes dans la citadelle des Drakens ma sœur. » Répondit un homme en sortant de derrière un pilier . C’était la même voix que nous avions entendu sur la corniche. L’homme s’approcha de nous en arborant un sourire des plus chaleureux. Et ses yeux brillaient d’un éclat de joie sans fin...Il nous regarda un long moment en souriant puis il dit enfin : « Mes très chers frères et sœurs, si vous saviez à quel point vous m’avez tous manqués aux cours de ces innombrables longues années. » Ce furent Yoris et Igalka qui le reconnurent les premiers et qui incrédules, s’exclamèrent en même temps : « INKIF ? » |