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Il continua le combat et je me sentis vite épuisé, j’étais trempé de sueur. Je sentais que j’allais défaillir et j’en étais extrêmement vexé.C’est alors qu’il abaissa son épée et il dit simplement : -Tu te bas bien, je n’aurais pas grand choses à t’apprendre comme je m’en doutais. Il avait eut le tact de ne pas me ridiculiser devant les autres. J’avais la vision trouble, et je n’osais pas bouger de peur de vaciller. Puis il s’approcha de moi et me donna une accolade sincère en me tapant dans le dos, après une brève hésitation, j’en fis autant. Et je me sentis soudain mieux comme ci une force émanait de lui. Ainsi il m’avait remis à ma place sans m’humilier. Le dragon bleu s’approcha de nous et dit : -Entrez ! Et nous entrâmes à l’intérieure de la citadelle, C’était une forteresse aux pièces immenses. Un endroit froid, sinistre, aux murs de pierres brutes qui contrastaient avec les murs blanchis à la chaux de notre territoire natal. L’immense hall d’entrée abritait des statues de dragons de tailles réelles : j’évaluai le double de la taille d’un cheval. -Le peuple ancien, expliqua Argnart. Puis nous fûmes conviés à un frugal repas autour d’une table de bois brut, grossièrement taillée et polie uniquement par les anciens convives qui y avaient pris place successivement. Nous trouvâmes le repas un peut pauvre mais Argnart s’en accommoda parfaitement. Il y était visiblement habitué. Le repas se composait d’une vague bouillie de légumes de couleurs verdâtre, et vaguement grasse, et d’une tisane brûlante qui avait un goût d’écorce, le tout accompagné de pain blanc et plat qui à coté du reste, paraissait aussi bon que du gâteau. Et enfin des fruits que nous ne connaissions pas du tous. Nous mangeâmes cependant avec appétit car nous avions très faim. A l’extérieur de la contrée, le soleil devait être couché depuis longtemps, mais en cet endroit, il faisait encore clair, mais cette clarté n’était pas du au soleil : le ciel était blanc, comme couvert de nuages, mais on ne voyait pas de nuages, comme s’il n’y en avait pas. Le ciel était uniforme et sans vague. Alors qu’épuisés nous pensions pouvoir allé dormir, nous fûmes conviés à ‘‘ visiter’’ la salle d’enseignement. Le dragon malgré sa taille se déplaçait facilement dans les pièces immenses. Il nous invita à nous asseoir par terre à même le sol de pierre glacé puis il nous raconta pendant de longues heures l’origine du monde….
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