• La couvée

     

       

    La couvée
     
     

       Il surveillait son œuvre comme une mère poule couve sa future progéniture. Pour l’instant, il n’y en avait que plusieurs centaines tout au plus. “Ils’’ dormaient insouciants dans leurs chrysalides magiques qu’il leur avait préparées. Ils étaient ses futurs soldats, ses futurs « médecins ». Il aimait les appeler ainsi en riant. Ceux-ci l’aideraient à grossirent les rangs de son armée en créant des chimères comme il l’avait fait il y avait longtemps, si longtemps. Ses compagnons avaient été tous si heureux de son œuvre de sa réussite. Et pourtant, ils l’avaient renié, ils l’avaient bannis, ils l’avaient maudit et il les maudissait, à son tour cette race qui se cachait derrière la ligne magique des vents.    Peu importe ! Son heure viendrait. Il en était sûr. Il faisait de sombres calculs, passant des journées entières à réfléchir, à ressasser ses souvenirs, a entretenir sa haine. Il se souvenait parfaitement de la magie et il savait à nouveau comment l’utiliser. Il n’avait rien oublié. Il lui faudrait dans un premier temps réveiller quelques couples de ses Sorghâls, il leurs ferait faire des petits, beaucoup de petits. Il avait trouvé le moyen pour leur faire faire un très grand nombre de petits mais ils leurs faudrait de la chaleur beaucoup de chaleurs pour éclore et il savait où la trouver même s’il fallait attendre. Puis il aurait besoins de quelques rabatteurs qu’il enverrait chercher la matière première pour ses futurs hybrides. Il tournait au milieu de ses “œufs’’ comme il aimait les appeler en les caressant tendrement de ses doigts blancs comme de la craie, décharnés, difformes, et aux ongles pointus laissant apparaître la couleur de son sang. . Tout son corps était amaigri et aussi blancs que ses mains. Tout son corps semblait exsangue, lui qui était si beau autre fois. Mais ça il s’en fichait. Il ruminait sa vengeance, et elle serait épouvantable ! Il souriait, d’un sourire mauvais, faisant glisser ses mains d’un œuf à l’autre, le regard dans le vide.
    Puis il entendit un cliquetis derrière lui, puis s’approcha surpris vers l’endroit de sa provenance.
    -Déjà ? dit-il attendri. Oh que c’est mignon ! Puis il éclata de rire quand le cristal éclata dans une lumière bleu éblouissante. Et ses rires redoublèrent quand l’explosion fut suivit de neuf autres.
    -Ils sont dix ! Mes premiers nés ! Ils sont magnifiques. Et il poussa un cri de victoire au milieu des crissements qui annonçaient l’éclosion prochaine d’une dizaine d’autre créatures. Ils n’avaient plus rien de ressemblant à ce qu’ils étaient avant. Tant dans leurs chairs que dans leurs pensées. Ils n’avaient plus aucuns souvenirs de leurs vies d’avant. Ils étaient devenus des êtres assoiffés de sangs et de larmes. Et c’est accompagné des rires de leur maître que le petit groupe de créatures qui autrefois étaient des   Sorghâls sortit de son repère.
    - Allez-vous promener mes chéris ! Allez ! Allez ! Et rapportez-moi ce dont j’ai besoin pour bâtir mon empire. Allez-vous entraîner! Allez vous amuser! Et semez la terreur ! Et son rire de dément sembla ne jamais vouloir s’arrêter.

    Et au cœur de la citadelle de la ligne des vents, le dragon poussa un long cri de désespoir.  

     

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